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La carte de compétences, ou comment voir ce qu’on sait faire

C'est l'exercice du bilan d'orientation : écrire ce que l'on sait faire, et regarder ce que cela ouvre. Ici, le référentiel officiel des métiers fait une partie du travail à votre place.

pour qui
  • Vous envisagez une reconversion et vous ne savez pas encore vers quoi.
  • Vous avez un métier en tête, et vous voulez savoir ce qui vous en sépare vraiment.
  • Vous accompagnez quelqu’un dans cette réflexion, et vous cherchez un support de travail.
à quoi ça sert

À transformer un parcours en liste de compétences nommées, puis à voir lesquelles reviennent d’un métier à l’autre.

quand l’utiliser
  • Avant un entretien de bilan, pour arriver avec de la matière plutôt qu’une page blanche.
  • Avant de rédiger un CV ou une lettre, quand on bute sur « qu’est-ce que je sais faire, au juste ».
  • Avant un entretien d’embauche, pour avoir en tête les compétences dont on peut parler sans préparer de réponse.

01Le problème qu’elle règle

Demandez à quelqu’un de lister ses compétences, il en citera cinq ou six. Ce sont celles dont il a parlé la dernière fois. Tout le reste, les gestes devenus évidents à force d’être répétés, ne vient pas à l’esprit, parce qu’on ne pense pas à nommer ce qu’on fait sans y penser.

Le référentiel officiel des métiers, lui, les a nommées. Chaque métier y est découpé en compétences et en savoirs précis. Partir de ses métiers passés revient donc à se faire souffler la liste.

02Comment s’en servir

Trois points de départ sont proposés. Le premier est celui du bilan, et c’est le plus utile quand on ne sait pas encore où l’on va.

  • Partir de ses expériences : jusqu’à trois métiers déjà exercés, dont le référentiel sort les compétences.
  • Partir d’un métier : sa fiche officielle devient une carte, que l’on retouche ensuite avec ses mots.
  • Partir d’une page blanche : trois branches à remplir, rien d’imposé.

Avec un métier visé en plus de vos expériences, la carte devient celle de ce métier et marque ce que vous tenez déjà. Sans métier visé, elle rassemble vos compétences et met en avant celles qui reviennent dans plusieurs de vos expériences : ce sont vos compétences transversales, celles que vous avez pratiquées dans des contextes différents.

03Ce qu’il ne faut pas en attendre

Deux métiers éloignés partagent souvent très peu de compétences. Entre vendeur en épicerie et développeur web, l’outil n’en trouve qu’une, et c’est un savoir-être. Ce chiffre n’est pas un verdict sur une personne : le référentiel décrit des gestes de métier, pas une façon de travailler, ni une capacité à apprendre.

Ce que l’outil mesure, il le mesure honnêtement. Ce qu’il ne voit pas, il ne le devine pas.

04Ce que vous en gardez

La carte se télécharge en SVG ou en PDF, et reste dans votre navigateur, jamais sur un serveur. C’est un document à emporter en entretien, à annoter, ou à comparer dans six mois avec celui d’aujourd’hui.

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Le mieux reste encore d’essayer. Rien n’est enregistré ailleurs que dans votre navigateur.

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