$ man audit-referencement-page
Auditer le référencement d’une page, et savoir quoi corriger
Seize contrôles sur le code d’une page, chacun rendu séparément avec la raison pour laquelle il compte. Reste à savoir lequel corriger en premier, parce qu’ils ne coûtent pas tous la même chose.
- Vous avez un site en ligne et vous ne savez pas s’il est correctement balisé.
- Vous apprenez le développement web, et les balises du head restent une liste à recopier.
- Vous avez un devis de référencement sous les yeux et vous voulez voir ce qui est déjà fait.
À lire le code d’une page comme un moteur de recherche le lit, et à transformer ça en liste de corrections classées par ce qu’elles coûtent.
- Avant une mise en ligne, pendant que corriger un gabarit ne coûte encore rien.
- Quand une page n’apparaît nulle part et que l’on ne comprend pas pourquoi.
- Quand un lien partagé s’affiche nu, sans vignette ni titre.
01Il n’y a pas de note sur cent
C’est volontaire. Une moyenne cache ce qui compte : une page dont le seul défaut est un « noindex » oublié reste introuvable, avec un score flatteur. À l’inverse, une page qui coche quinze contrôles sur seize peut n’avoir qu’un titre trop long, ce qui ne l’empêche pas d’être trouvée.
Chaque contrôle est donc rendu seul, avec sa mesure, son constat et la phrase qui dit pourquoi il compte. C’est à vous de décider ce qui mérite votre temps.
02L’ordre dans lequel corriger
Les défauts ne jouent pas dans la même catégorie. Certains rendent une page invisible ou illisible, les autres lui coûtent des clics. Dans l’ordre.
- Un « noindex » non voulu : la page demande elle-même à être écartée, et aucun message d’erreur ne vous le signalera jamais. À vérifier en premier, toujours.
- Une page en http, ou sans balise viewport : les navigateurs signalent la première, la seconde s’affiche dézoomée sur un téléphone, d’où viennent plus de la moitié des visites.
- Un title absent, un h1 absent ou multiple : le moteur ne sait plus de quoi traite la page, et il devine.
- Un attribut lang manquant, un encodage non déclaré : la synthèse vocale lit du français avec un accent anglais, et les accents peuvent s’afficher de travers.
- Des longueurs hors des bornes, une description absente : la page est trouvée, mais la ligne qui s’affiche n’est pas celle que vous avez écrite.
- Open Graph incomplet : le référencement n’y perd rien, les partages si.
- Pas de données structurées, HTML lourd : ce sont des améliorations, pas des défauts. À garder pour la fin.
Ce classement vaut pour une page ordinaire. Un noindex sur une page d’administration est à sa place, et une page qui n’est pas faite pour être partagée n’a pas besoin d’Open Graph.
03Les longueurs ne sont pas des règles
Aucun moteur ne publie de longueur officielle. Entre trente et soixante caractères pour le titre, entre soixante-dix et cent soixante pour la description : ce sont les largeurs au-delà desquelles l’affichage est habituellement tronqué. Dépasser ne fait pas baisser le classement, cela coupe la fin de votre phrase.
Ce qui veut dire deux choses. Un titre trop long n’est pas une faute, c’est une phrase dont la fin ne sera pas lue, donc il faut mettre l’essentiel devant. Et un titre trop court n’est pas plus vertueux : c’est de la place offerte que l’on n’a pas prise.
04Écrire une description qui fait cliquer
La meta description ne fait pas monter dans le classement. Elle décide du clic, ce qui est un autre métier. Elle est lue par quelqu’un qui a déjà sous les yeux dix résultats et qui cherche une raison d’en écarter neuf.
Trois choses y tiennent en cent soixante caractères : ce que la page contient, pour qui, et ce qu’on y gagne. Une description qui recopie le titre gâche l’emplacement. Une description qui annonce « bienvenue sur notre site » le gâche aussi.
- Nommez le contenu, pas le site : « seize contrôles sur une page » plutôt que « notre outil performant ».
- Une description par page. La même répétée partout revient à n’en avoir aucune.
- Pas de liste de mots-clés : une description se lit, et celle-là se lit mal.
05Open Graph, cinq lignes qui décident d’un partage
Quand votre lien est collé dans une messagerie ou sur un réseau social, ce ne sont pas vos balises de référencement qui sont lues, ce sont celles-là. Sans elles, le lien s’affiche nu, et un lien nu ne se clique pas.
Un piège revient souvent, et l’outil le contrôle à part : une image de partage désignée par un chemin relatif. Elle s’affiche parfaitement dans votre navigateur, et pas du tout dans l’aperçu, parce que les réseaux sociaux ne résolvent pas les chemins relatifs. L’adresse doit être complète, protocole inclus.
<html lang="fr">
<meta charset="utf-8" />
<meta name="viewport" content="width=device-width, initial-scale=1" />
<title>Auditer le référencement d’une page</title>
<meta name="description" content="…" />
<link rel="canonical" href="https://exemple.fr/la-page" />
<meta property="og:title" content="…" />
<meta property="og:description" content="…" />
<meta property="og:url" content="https://exemple.fr/la-page" />
<meta property="og:type" content="article" />
<meta property="og:image" content="https://exemple.fr/apercu.png" />
<meta name="twitter:card" content="summary_large_image" />L’outil affiche aussi un aperçu de ce que donnent votre titre et votre description dans une page de résultats. C’est souvent là que l’on voit qu’une phrase coupée ne veut plus rien dire.
06Un seul h1, et pas de niveau sauté
La hiérarchie des titres n’est pas de la décoration : c’est le plan du document. Un lecteur d’écran l’annonce comme un sommaire, et son utilisateur navigue de titre en titre sans lire le reste.
Deux contrôles en découlent. Un seul h1, parce qu’une page n’a qu’un sujet principal. Et pas de saut de niveau, un h4 placé juste après un h2 laissant un trou dans ce sommaire. Choisir le niveau d’un titre pour sa taille d’affichage est l’erreur la plus courante : la taille se règle en CSS, le niveau dit la place dans le plan.
07Ce que l’outil ne voit pas
Il récupère le document HTML tel que le serveur l’envoie, et l’analyse. Cela fixe ses limites, et autant les dire.
- Le contenu ajouté par JavaScript après l’affichage lui échappe, comme il échappe parfois aux moteurs.
- Il ne mesure ni la vitesse réelle, ni les images, ni les scripts : seul le poids du document HTML est relevé.
- Il ne sait rien des liens qui pointent vers vous, qui comptent beaucoup dans un classement.
- Il regarde une page, pas un site : le maillage interne, le sitemap et le robots.txt ne sont pas de son ressort.
- Il ne dit pas si votre texte répond à la question que les gens posent. Aucun outil ne le dit.
Rien n’est conservé : la page est récupérée, examinée, le résultat renvoyé. Aucun compte, aucun historique. Le formulaire est protégé par devTcha, une vérification anti-robot auto-hébergée, sans cookie ni service tiers.
08Ce site s’est appliqué l’outil à lui-même
L’exercice avait l’air gagné d’avance. Il ne l’était pas : quinze défauts sur seize pages, dont onze titres ou descriptions hors des bornes, et une description de deux cent onze caractères sur la page de l’audit elle-même. Ils sont tous corrigés, et c’est le seul argument que je peux donner pour l’outil.
Le mieux reste encore d’essayer. Rien n’est enregistré ailleurs que dans votre navigateur.